PORNICHET HIER C'ETAIT

En 1857, ce village de paludiers compte 111 habitants. Les marais salants occupent alors 35 hectares à l'emplacement actuel de l'hippodrome. Leur exploitation et le commerce du sel constituait les principales richesses des pornichétins. Concurrencées par les salines du midi, ces activités sont abandonnées progressivement. Les marais devenus insalubres, faute d'entretien, seront comblés et asséchés en 1878.

Parallèlement, l'arrivée du chemin de fer à Saint-Nazaire permet à Pornichet de connaître son essor grâce au tourisme. On assiste alors à l'éclosion d'un phénomène dont nul ne saurait encore apprécier les conséquences : la venue des premiers baigneurs, qui sous les effets associés du romantisme et de la médecine, viennent découvrir les bienfaits de l'océan.

En 1899, la fréquentation de la jeune station est essentiellement le fait de gens du monde des arts qui vont faire la réputation de "Pornichet, Plage des Libraires" : musique et opéra avec Alfred BRUNEAU, André MESSAGER, Jean LASALLE, Albert CARRE, édition et littérature avec TARIDE, Ernest FLAMMARION, TOUBON, Charles MARPON, Georges CHARPENTIER, Maxime BOUCHERON, Robert de FLERS et CAILLAVET, sciences avec les BECQUEREL, Camille FLAMMARION... On y côtoie également FLAUBERT, PREVERT, GAMBETTA, le comte ZEPPELIN, la reine RANAVALO de Madagascar...

Le 9 avril 1900, Pornichet s'érige en commune devenant ainsi le centre balnéaire le plus important de la presqu'île guérandaise : près de 8 000 villégiateurs en été. Pornichet compte alors 1 263 habitants, 500 villas, 10 hôtels, un casino .

Depuis de nombreux artistes, compositeurs, cinéastes ou écrivains comme Julien Gracq ont trouvé à Pornichet l'inspiration nécessaire à la réalisation de leur œuvre.