LA VIE A LA PLAGE

Interface enter terre et mer, la plage appartient à l'un comme à l'autre et est le lieu clef des rituels de la vie balnéaire depuis 150 ans.

Elle a ses codes, ses aménagements, ses usage. Jusque dans les années 1930, "la plage n'est que le prolongement des salons" (Frères Goncourt). Elle est à la rencontre des occupations terrestres, marquées par une vie sociale intense, assez mondaine, et l'organisation des bains de mer. On y discute, on y joue beaucoup aussi : croquet, sauf à la corde .

Les règles morales très strictes imposent toutes une architecture de bois et de toiles, les fameuses cabines et tentes de plage.

La cabine est le prolongement de la villa sur le sable, elle sert à stocker le matériel mais surtout à se déshabiller loin des regards indiscrets.

La tente, elle, à la belle saison, sert à abriter la famille. On s'y repose à l'abri du vent et du soleil. Dans la plupart des stations, le droit d'avoir une tente ou une cabine est soumis à redevance.

Généralement, seuls les sièges et parasols, sont d'usage gratuit. La plage fait l'objet d'un véritable plan d'occupation distinguant les zones des cabines, de tentes, de parasols et indiquant les distances réglementaires de l'un à l'autre. De vastes emplacements sont occupés par les "bains", véritables entreprises spécialisées dans la location de matériels de plage, d'accessoires, mais aussi dans les cours de natation.

Peu à peu, surtout à partir des "années folles" (1920-1930), la plage devient un lieu de plaisirs corporels. Le sport fait son apparition et surtout on commence à y bronzer. Les corps se dénudent plus largement. On se déshabille en public et les maillots de bain sont de plus réduits au strict minimum. Le naturisme, qui se pratique en France à partir des années 1930, se développe et des plages lui sont réservées. La plage est devenue, le temps des vacances, un espace de liberté.

(Musée municipal contrôlé - Association pour l'animation de l'Ecomusée de Saint-Nazaire)